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Mar
09

Addiction et dépendance : comment s’en sortir ?

Qu’elle soit liée à un produit (alcool, tabac, cocaïne, médicaments…) ou à un comportement (nourriture, jeux, shopping, sport), l’addiction nécessite une prise en charge spécialisée. Elle est avant tout une maladie.

 1-) Les drogues entrainent des modifications du cerveau

Nous ne sommes pas tous égaux devant les drogues, de nombreux facteurs entrent en jeu.

Dans un premier tempsparle des addictions, il faut distinguer trois choses :

l’usage (la prise récréative d’une substance, sans recherche préalable),

l’abus (la prise répétée et effective)

et enfin la dépendance ou prise addictive (le dérèglement du comportement qui mène à la pathologie : la toxicomanie).

« Quelles que soient les drogues, lorsqu’il y a dépendance c’est qu’il y a eu une modification de la sécrétion des hormones dans le cerveau, explique le Dr William Lowenstein, médecin addictologue.

Car il ne faut pas oublier que les drogues les plus efficaces sont celles sécrétées par notre cerveau !

 » Les drogues entraînent donc une modification du fonctionnement normal du cerveau, qui se retrouve alors dépendant. « 

Les deux drogues licites, le tabac et l’alcool, font des millions de morts par an dans le monde !

Chaque année, le tabac tue près de 7,55 millions de personnes dans le monde, et l’alcool 5 millions.

En France, le tabac entraîne la mort de 100 000 personnes par an, contre 260 environ pour l’héroïne.

La priorité est donc l’addiction au tabac et à l’alcool qui concerne beaucoup plus de personnes.

Comment devient-on « addict » ?

On ne devient pas dépendant par hasard.

Plusieurs facteurs entrent en jeu : les gènes mais aussi l’environnement ou l’éducation.

« En terme de vulnérabilité génétique, c’est le système dopaminergique du cerveau qui entre en jeu.

Il peut être plus sensible et réceptif aux drogues et donc entraîner plus rapidement une dépendance.

Mais attention, il ne faut pas confondre vulnérabilité et fatalité !

Car une prédisposition génétique ne signifie pas qu’on sera forcément « addict ».

L’environnement, la culture ou encore l’histoire personnelle, font qu’on sera ou non en contact un jour avec une substance potentiellement addictogène », explique le Dr Lowenstein.

Si ce premier contact avec la drogue entraîne un effet positif, un soulagement ou même simplement une amélioration du sommeil, il y a un risque de répétition de la prise de la substance et donc d’addiction du cerveau.

2)- Il faut distinguer usage et perte de contrôle de la consommation

L’alcool, le tabac, le cannabis, la cocaïne, l’ecstasy, l’héroïne, mais aussi les médicaments, sont tous des produits potentiellement addictifs.

La définition d’un produit addictif est qu’il contient des substances psychoactives, qui vont donc perturber le fonctionnement normal du cerveau, à court terme dans un premier temps, définitivement lorsqu’il y a dépendance.

Il est évident qu’il existe des niveaux différents de dangerosité dans ces produits, mais tous entraînent le même chemin vers la dépendance :

1. Une perte de contrôle de la consommation.

2. Une recherche du produit malgré les conséquences négatives sur la vie et la santé.

3. Un besoin d’augmenter les doses.

4. Un état de manque à l’arrêt. L’addiction est une maladie du cerveau et non un manque de volonté ou une faiblesse comme elle a longtemps été considérée.

« L’addictologie est une médecine récente mais qui est importante car elle prend en compte tous les aspects de la maladie.

Le cerveau ne fonctionne plus normalement et de nombreux aspects de la vie de l’individu en sont perturbés : vie sociale, sommeil, alimentation, finances, etc. La maladie qu’est la dépendance détruit la vie du dépendant », explique le Dr Lowenstein.

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